D’après les résultats d’études plus ou moins récentes, les personnes, qui vapotent, devraient être plus tranquilles que les fumeurs de vraies cigarettes. En effet, à part la pneumonie lipidique, on a signalé peu d’effets indésirables chroniques dans les vapeurs de cigarette électronique. Pourtant, la vapoteuse produit également des effets sur le nez et la gorge provoqués par les vapeurs émis par l’e-cig. L’inhalation de vapeurs provoque certains effets indésirables comme l’irritation ou la brûlure au niveau de la gorge, sécheresse de la bouche et de la gorge. Quels sont les différents effets indésirables provoqués par l’e-cigarette ? Éléments de réponse.

Différentes sensations ressenties par les vapoteurs durant la vape

L’irritation à la gorge et à la bouche est une sensation provoquée par la présence de nicotine présente dans certains flacons de liquide. Cet effet désagréable provient également de la présence en grande quantité de PG/VG dans les liquides. Au cours des séances de vapotage, on ressent un picotement ou hit. Les consommateurs qui recherchent cette sensation privilégient les saveurs contenant de l’alcaloïde. Précisons que le hit intense peut être dû à la production de vapeur dense ou trop chaude.

Plusieurs amateurs d’e-cig affirment que cette pratique présente de véritables bénéfices sur la santé notamment au niveau des poumons et de la capacité pulmonaire. Les fumeurs qui remplacent leurs cigarettes traditionnelles par un modèle électronique constatent une diminution de la toux, de l’expectoration, retour des sensations gustatives, optimisation de la capacité respiratoire et de la respiration. On utilise surtout la vaporette pour arrêter ou du moins réduire la consommation de tabac. Le vapotage ainsi que d’autres substituts nicotiniques ne sont pas contre-indiqués chez les patients atteints de cancer du poumon.

L’e-cigarette présente des effets indésirables au niveau du cœur. Malgré cela, les impacts sur l’organe interne sont bien moindres que les vapoteurs chez les fumeurs. Si le tabac provoque une augmentation de la pression artérielle systolique, la fréquence cardiaque et la diastolique ainsi qu’une dysfonction aiguë du myocarde, ces problèmes de santé sont inexistants chez les adeptes de vapotage. Les vapoteurs ne risquent aucun autre effet neurologique à part les risques éventuels de dépendance nicotinique.

Les recherches actuelles n’ont pas permis de mettre en évidence le risque d’AVC chez les amateurs de vapoteuse. Le propylène glycol présent en grande quantité dans les liquides provoque chez les vapoteurs l’ébriété, similaire aux alcooliques. Cette sensation se ressent à court terme. Contrairement aux effets indésirables, on ne connaît pas encore les implications à long terme. Les femmes enceintes ne doivent pas vapoter puisque le remontant agit sur le système nerveux du fœtus et de la mère. Le bébé risque de souffrir de troubles du comportement et du développement.

Quels sont les effets bénéfiques de la cigarette sur l’organisme ?

Remplacer les blondes par la vaporette présente certains effets bénéfiques sur la santé. Sur la peau par exemple, l’e-cig offre une véritable cure de jouvence. En effet, fumer provoque l’apparition des rides prématurées et un assèchement de l’épiderme. De plus, les grands fumeurs constatent une perte d’élasticité au niveau des cernes. L’iclope présente certains effets bénéfiques sur la santé, comme le fait d’avoir une peau plus fraîche et plus tonique. Les vapoteurs n’ont plus mauvaise mine. Ils auront moins de boutons, cernes, points noirs et autres imperfections de l’épiderme. En se mettant au vapotage, les anciens fumeurs réalisent rapidement que leurs peaux deviennent plus saines.

Au niveau des dents, le tabagisme provoque plusieurs maladies bucco-dentaires. À force de fumer, on subit une mauvaise oxygénation provoquant l’affection des gencives ainsi que l’apparition de caries. Le tabagisme provoque également le jaunissement des dents, différents types de cancers buccaux : cancer de la langue, de la bouche, des lèvres ou de la gorge. Heureusement, la vapoteuse ne dégage aucun gaz nocif et ne contient aucun goudron. Pour éviter la lenteur de la pousse des cheveux, l’accélération du développement d’alopécie, les cheveux cassants… opter pour le vapotage comme substitut nicotinique. Arrêter le tabac permet de faire du bien au fumeur et à son entourage qui respire à nouveau de l’air pur.

Quel dosage de nicotine choisir pour vapoter ?

Il est recommandé de vapoter en choisissant un taux de nicotine conforme à ses besoins. En inhalant des vapeurs de liquides à base d’alcaloïde, les fumeurs optimisent leurs chances de réussir leur sevrage tabagique. La teneur en nicotine réduit l’intensité des symptômes propres au sevrage. Ceux qui utilisent l’e-cigarette afin de réduire la concentration de tabac ou stopper leur consommation diminuent les symptômes de sevrage et recherchent les sensations de hit. Pour satisfaire les fumeurs, la dose de remontant prend en compte de nombreux facteurs. Il peut s’agir du degré de dépendance, composition chimique de l’e-liquide, concentration de nicotine, manière de vapoter, puissance de la vaporette, choix des arômes et résistance du filament…

Selon le phénomène d’autotitration, les fumeurs se chargent de doser inconsciemment le taux de nicotine qu’ils inhalent. Quand le taux d’alcaloïde est insuffisant, les amateurs de vaporette suspendent instinctivement leurs consommations. Par contre, quand le manque se fait ressentir, ils ont tendance à vapoter de manière compulsive. Pour déterminer la teneur en nicotine absorbée, on doit prendre en compte le nombre ainsi que le volume des bouffées, la profondeur de chaque inhalation, les fréquences de vapotage, la qualité du hit, le type d’atomiseur…

Quid du conditionnement de la cigarette électronique et de l’e-liquide ?

Le conditionnement des paquets de brunes a pour objectif d’encourager le fumeur à arrêter sa consommation tout en dissuadant les non-fumeurs à ne pas se laisser tenter par les produits addictifs à base de nicotine. L’extension du conditionnement neutre touche également le commerce des vapoteuses. Ce business de plus en plus accaparé par les compagnies de tabac cible les enfants au travers de nombreuses campagnes marketing. Précisons que, dans les pays qui appliquent des programmes de lutte antitabac importants, le paquet neutre n’est pas la seule initiative visant à réduire la consommation de tabac.

Cette lutte s’explique aussi par l’interdiction d’afficher ou de diffuser des publicités en faveur de l’e-cigarette. La production d’e-liquide nécessite la réalisation de la mise en bouteille, conditionnement et étiquetage des flacons. Les fabricants de liquide assurent aux consommateurs la traçabilité de ces produits. Ces produits professionnels sont dotés de bouchons de sécurité enfants ainsi qu’une bague d’inviolabilité.

Code de la santé publique vis-à-vis de la cigarette électronique

L’article L. 5121-2 relatif au Code de la santé publique revendique l’aide au sevrage tabagique. Les dispositions applicables concernent les iclopes qui ne sont pas considérées comme des médicaments. Ce code prévoit les dispositions relatives aux mélanges et substances dangereux en prenant compte de la toxicovigilance. Les constructeurs de liquides toxiques devront déclarer la toxicovigilance au centre antipoison. Les publicités de recharge avec de la nicotine devront mentionner une information d’alerte adressée aux consommateurs.

Le Code de la santé inclut aussi de nombreuses obligations sur les produits à base de tabac. Ces renseignements s’appliquent à la limitation des volumes des flacons, la mise en place obligatoire d’un système de sûreté, l’ajout d’étiquetage, l’accès interdit aux mineurs, des règles relatives à la publicité, la déclaration auprès de l’Anse… Le parrainage dédié au tabac, la distribution gratuite ou les promotions d’objets dédiés à l’univers de la vaporette sont prohibés. Cette restriction ne touche pas les publications professionnelles ou celles dédiées à un public non communautaire.