Lorsque vous exhalez les vapeurs de cigarettes électroniques, vous rejetez une partie dans l’air. L’expiration peut être inhalée par votre entourage. Cette action peut provoquer aux autres une exposition passive à la nicotine. Le vapotage passif varie en fonction de la nature du liquide, du modèle d’iclope et du style de vapotage. Selon les résultats des recherches, la vapoteuse est jugée moins nocive à l’entourage que les brunes. Il se peut que l‘inhalation de vapeurs ne présente pas de risque pour la santé. Les vapeurs dégagées au cours des séances de vapotage peuvent-elles nuire à l’entourage ? Découvrons dans cet article le vapotage passif, les solutions pour produire plus de vapeur, la vapoteuse comme sevrage tabagique, les substances toxiques présentes dans une e-cig et les effets du monoxyde de carbone.

Vapotage passif : mythe ou réalité ?

L’absence de vapotage passif s’explique par la très faible dose de produits nocifs obtenus lors de l’inhalation. L’interdiction de vapoter dans des lieux publics fut motivée par la possible présence de vapotages passifs. Le taux des substances nocives est si faible qu’il n’est pas considéré comme dangereux pour la santé. Bien que les substances présentes dans l’e-liquide sont résiduelles, il faut rester prudent. La raison est que l’on ne connaît pas les effets à long terme d’une exposition passive à la cigarette électronique.

L’article 28 promulgué le 26 janvier 2016 interdit l’e-cig dans les établissements où on accueille des mineurs, les lieux de travail, les locaux fermés et les transports en commun. Pour quelles raisons interdit-on l’utilisation de l’e-cig dans certains lieux si cette activité ne provoque pas de vapotage passif ? La raison est que la gestuelle des vapoteurs et des fumeurs est identique. En autorisant l’iclope dans les lieux publics, cela pourrait remettre en cause le cas des fumeurs. Ainsi, la restriction des e-cig empêche la banalisation du dispositif.

Cette interdiction diminue l’incitation des mineurs et des non-fumeurs à expérimenter la vapoteuse. Selon les résultats d’une récente étude, la vapeur des cigarettes électroniques provoque la mort des cellules et des modifications de l’ADN. L’aérosol présente des toxiques à taux moins élevé que celui des fumées de tabac. On constate un faible taux de particules fines et de nicotine. La cigarette électronique attire les jeunes. En interdisant la vape dans des lieux publics, on préserve les générations futures.

Comment produire plus de vapeur en vapotant une cigarette électronique ?

Certains vapoteurs plus expérimentés souhaitent apprécient les bouffées plus denses. L’abondance de fumée permet d’enrichir les sensations de vape ou s’amuser à faire des cercles de fumée stylée. Il existe diverses astuces pour obtenir plus de vapeur, l’une d’elles est d’utiliser le bon matériel. Le secret pour produire de gros nuages est d’utiliser un mod, une box ou vapoteuse puissante. Privilégier par exemple l’achat d’un appareil équipé d’un atomiseur sub-ohm possédant une résistance d’une valeur inférieure à 1 ohm. Utiliser un dispositif équipé d’un air flow, cette option règle l’entrée de l’air et le volume de vapeur.

Pour produire beaucoup de vapeur de cigarette électronique, équiper votre appareil avec une puissante batterie. Ceux qui utilisent un équipement dont la valeur de la résistance est basse doivent utiliser un puissant accu pour fonctionner. Pour diminuer les sensations de bouffées sèches et le goût désagréable, il ne faut pas augmenter la puissance de la résistance au-delà de 1 ohm. Les personnes qui ne respectent pas cette précaution risquent d’inhaler une substance pouvant être dangereuse, l’acroléine. Pour produire de grosses fumées, il faut savoir paramétrer correctement son iclope et sélectionner le bon e-liquide.

Utiliser la cigarette électronique comme méthode de sevrage tabagique

Selon les résultats d’études les plus optimistes, le taux de réussite des moyens médicaux pour un sevrage tabagique est estimé entre 20 à 30 %. 10 % des fumeurs qui arrêtent le tabac de manière spontanée ont réussi à s’abstenir au bout d’un an. Le taux de réussite est identique chez les fumeurs qui ont recours à un placebo. Le vapotage comme moyen de sevrage est une démarche controversée. Toutefois, plusieurs médecins affirment que cette pratique simplifie le sevrage tabagique. Pour augmenter ses chances de réussite, il faut respecter certaines conditions. Choisir par exemple le bon flacon d’e-liquide. Privilégier les substances possédant de la nicotine, du glycérol ou du propylène glycol.

Le fumeur doit choisir le bon arôme, si nécessaire, il devra composer son parfum DIY. En sélectionnant la bonne saveur, on apprécie davantage le plaisir de vaper. L’une des clés du sevrage tabagique consiste à vapoter un e-liquide que l’on apprécie. Arrêter le tabac est souvent associé à des désagréments passagers. Parmi les effets indésirables figurent : la prise de poids, la dépression, la toux, l’irritabilité, les sautes d’humeur, les gencives sensibles… Heureusement, les anciens fumeurs qui choisissent la vaporette comme substitut nicotinique présentent peu d’effets néfastes pour la santé.

Les e-liquides contiennent-ils des substances toxiques réellement dangereuses ?

Les flacons de liquide contiennent près de 80 % de PG/VG. Les 2 solvants présents dans les cosmétiques, l’agroalimentaire et d’autres domaines sont reconnus non toxiques pour l’homme. La composition est aussi à base d’eau et d’alcool, d’arômes et de nicotine. Les doses vendues dans le commerce varient de 0 à 19,6 mg/ml. Toutefois, grâce au Do It Yourself, il est possible de créer des dosages intermédiaires. Ceux qui fabriquent des doses de nicotine dépassant les produits vendus en commerce peuvent ressentir un effet indésirable lorsque la substance est en contact avec la peau.

Le diacétyle est une substance toxique reconnue comme dangereuse à l’inhalation. Inhaler le produit après l’avoir chauffé provoque des dommages aux poumons. Le vapotage est jugé plus sain que la consommation de blonde. Les cancers sont causés par la présence de goudron dans le tabac, et non la nicotine. Pour apprécier le hit en gorge, il faut doser correctement la nicotine et le propylène glycol. Les ingrédients des liquides varient d’un produit à l’autre. Ceux qui sont composés d’un plus grand nombre d’ingrédients contiennent une plus grande toxicité.

Les substances toxiques jugées les plus indésirables proviendraient de 2 composés aromatiques : la cannelle et la vanille. Si les risques liés à l’inhalation d’e-liquides sont considérés comme beaucoup moins toxiques que le tabac, on peut identifier d’autres risques dans les années à venir. La cigarette contient une forte présence de substances irritantes. Quant aux vapoteurs, ils bénéficient d’une faible présence de produits qui portent atteints au système respiratoire.

Quels sont les effets du monoxyde de carbone ?

Le monoxyde de carbone (CO) provoque chez les fumeurs l’asphyxie des muscles et du cœur. Les femmes enceintes qui fument des cigarettes traditionnelles risquent l’asphyxie du fœtus. La vapeur d’une e-cig contient moins de substances nocives par rapport à la fumée du tabac : monoxyde de carbone, goudron, particules solides… Les effets du CO sur l’organisme sont la réduction du dioxygène dans le sang et dans les organes. Cela entraîne un essoufflement, une sous-alimentation en oxygène des organes qui auront du mal à fonctionner correctement.

Pour compenser, la pression artérielle et la fréquence cardiaque augmentent. À long terme, ces augmentations provoquent des troubles cardio-vasculaires. En vapotant, le consommateur n’est pas concerné par les substances cancérogènes, le monoxyde de carbone et les goudrons. Ces produits nocifs sont provoqués par la combustion de tabac. Toutefois, plusieurs vapoteurs ressentent des irritations ou une sécheresse au niveau de la bouche et de la gorge.