L’e-cigarette est moins dangereuse que le tabac, car elle ne produit pas de monoxyde de carbone, un composé hautement toxique issu de la combustion d’une cigarette classique. Elle ne contient pas non plus les 4000 substances nocives ou cancérigènes présentes dans le tabac.

Une raison suffisante pour que la vape soit aujourd’hui officiellement reconnue comme un outil de réduction des risques. Tabac Info Service indique ainsi sur son site que « si vous arrêtez totalement de fumer en utilisant à la place une cigarette électronique, vous réduisez les risques de développer des maladies graves, comme les cancers ». Une position partagée par l’Académie Nationale de Médecine pour qui « il est établi que la vaporette est moins dangereuse que la cigarette ». De leur côté, les autorités sanitaires britanniques affirment depuis plusieurs années que « l’ecig est au minimum 95 % moins nocive que le tabac », en basant leurs propos sur des recherches scientifiques.

Pour rappel, la cigarette classique cause chaque année la mort de plus de 75 000 personnes, rien qu’en France.

Des cigarettes électroniques pour vous aider à arrêter

Aujourd’hui, il existe une interdiction de fumer dans certains endroits. Il est interdit de fumer, entre autres, dans les avions, les restaurants, les transports publics et les magasins. C’est un plaidoyer pour la protection contre l’incendie, la prévention de la pollution et le bien-être des autres êtres humains.

Un Chinois nommé Hon Lik a inventé la version actuelle de l’e-cigarette : une cigarette sans fumée. La loi sur l’interdiction de fumer entre-t-elle également en jeu ici ? La cigarette électronique produit de la vapeur, pas de fumée, pas de tabagisme passif. Cela signifie que l’interdiction de fumer est nulle dans la plupart des cas. Aucun tabac n’est brûlé, mais un liquide est vaporisé. Ainsi, dans les restaurants et les avions, les e-fumeurs sont tolérés. Les voyages en train constituent une exception, car la Deutsche Bahn a interdit de fumer en ligne dans les trains, mais la vapeur est autorisée sur les quais.

La e-cigarette apporte donc la possibilité de fumer presque toujours et partout. Les fumeurs n’ont plus de restrictions. En hiver, il ne fait plus trop froid dehors et personne ne vient vous accompagner, car vous pouvez rester à l’intérieur.

Ce fait soulève des questions de santé. Si les fumeurs peuvent toujours dire “oui” à la vapeur, ils consommeront beaucoup plus de nicotine. La dépendance va augmenter et la résistance va diminuer.

Mais est-ce vraiment le cas ? Car l’e-cigarette n’est pas seulement un substitut de cigarette autorisé presque partout. Il existe différents goûts et forces de ce que l’on appelle les liquides avec lesquels on fait cuire à la vapeur. Cela met en lumière une toute nouvelle facette de la cigarette électronique. Il existe des concentrations entre 0mg/ml et 18mg/ml. Si un fumeur veut arrêter de fumer, une cigarette électrique peut être la solution. La teneur en nicotine du liquide peut être progressivement réduite jusqu’à ce que la teneur soit finalement nulle.

Des études britanniques ouvrent de nouvelles perspectives sur la cigarette électronique

Une étude britannique, publiée dans un magazine, a montré qu’environ 60 participants qui ont essayé d’arrêter de fumer sans soutien professionnel ont mieux réussi avec l’aide des e-cigarettes qu’avec leur propre volonté, des gommes ou des patchs à la nicotine.

Cette étude a observé que 5 863 fumeurs ont tenté d’arrêter de fumer. 20 des participants à ce projet, qui ont remplacé la consommation de cigarettes conventionnelles par des cigarettes électroniques, ont déclaré avoir immédiatement arrêté de fumer pendant l’étude.

En Angleterre, les experts en soins de santé craignent que la nouvelle tendance à utiliser la cigarette électrique n’allume trop souvent le tabac. Si le tabagisme est autorisé partout et à tout moment, les enfants et les jeunes grandiront dans une société qui ne fixera aucune limite au tabagisme. Cet aspect est suivi de près, mais jusqu’à présent, il n’y a pas de preuve d’une augmentation du comportement tabagique chez les enfants et les adolescents.

Tout le monde est en désaccord avec l’affirmation selon laquelle la cigarette électronique peut être considérée comme une alternative sûre à la cigarette. Le fait est que le danger d’accoutumance à la cigarette électrique peut être accru parce que le consommateur n’a plus de restrictions majeures sur son comportement de fumeur.

Le tabagisme a également des aspects sociaux, ce qui signifie que le danger de dépendance psychologique est également présent. Chaque fumeur quotidien aura certainement une ou deux histoires à raconter sur les rencontres faites en fumant ensemble à l’extérieur.

Néanmoins, ils peuvent jouer un rôle positif dans la vie d’un fumeur. Si l’intention est de réduire la consommation de nicotine, la cigarette électronique est une nouvelle option intéressante. Les cigarettes électroniques peuvent améliorer considérablement nos soins de santé grâce à leur attrait. Le rituel du tabagisme peut être poursuivi avec de nouvelles saveurs attrayantes et sans nicotine.

Certains fumeurs de cigarettes qui ont été transformés en utilisateurs d’e-cigarettes peuvent continuer à fumer pendant une période indéterminée.

Il n’est pas encore clair si l’utilisation à long terme des cigarettes électroniques comporte des risques pour la santé, mais ce que l’on sait jusqu’à présent, c’est que les risques possibles sont bien inférieurs aux dangers des cigarettes actuelles.

La nicotine est cancérigène

Faux. Le danger de la cigarette de tabac n’est pas lié à la nicotine. Ce sont des substances comme le monoxyde de carbone ou les goudrons qui favorisent l’apparition d’un cancer. La nicotine en elle-même n’est pas cancérigène, raison pour laquelle on peut la retrouver dans beaucoup de substituts nicotiniques vendus en pharmacie (patchs, gommes).

Cela n’empêche pas la nicotine de pâtir d’une mauvaise réputation, en grande partie liée à la confusion qui est faite entre addiction et toxicité. C’est en effet sa consommation qui entraîne une dépendance chez le fumeur, mais ce n’est pas sa consommation qui provoquera un cancer.

La cigarette électronique rend dépendant

VRAI. Un e-liquide pour cigarette électronique peut contenir de la nicotine et donc entraîner une dépendance. Le vapotage n’est toutefois destiné qu’aux fumeurs qui ont déjà développé une addiction à la nicotine. C’est d’ailleurs pour cette raison que les non-fumeurs ne doivent pas utiliser une e cigarette.

La vocation de la nicotine présente dans un e-liquide est de combler le manque ressenti par le fumeur dans le cadre d’un sevrage tabagique. Une fois qu’il aura réussi à arrêter de fumer, il pourra réduire progressivement son taux de nicotine pour réduire sa dépendance à la nicotine.

Effet de l’e-cigarette sur le cœur

Le tabagisme augmente considérablement les risques cardiovasculaires (infarctus, accident vasculaire cérébral, athérosclérose) et réduit l’espérance de vie de plus de dix ans. Le risque d’infarctus du cœur est multiplié par six chez la femme et trois chez l’homme. À tout âge, le sevrage tabagique permet de réduire ces risques.

Vapoter ou utiliser des substituts nicotiniques réduit considérablement ces risques. Avec l’e-cigarette, il y a absence de combustion !  Nous n’avons donc plus ce terrible monoxyde de carbone (CO) qui remplace l’oxygène dans le sang et qui favorise le dépôt de cholestérol sur la paroi des artères (athérosclérose) ! De même, il n’y a pas de particules fines solides dans la circulation sanguine.

Des études complémentaires sont attendues mais en tout état de cause, l’effet sur le cœur, s’il existe avec les e-cigarettes, devrait être bien moindre qu’avec les cigarettes ! Mieux vaut vapoter que continuer à fumer du tabac !

Fumer une cigarette de tabac conduit à une dysfonction aigüe du myocarde avec une  augmentation significative de la pression artérielle systolique et diastolique et de la fréquence cardiaque. En revanche, en utilisant une e-cigarette ces effets sont quasi-inexistants.

Effet du vapotage sur le cerveau

Chez les vapoteurs débutants, des symptômes tels que vertiges, maux de tête et nausées sont décrits. Ils peuvent être causés par un liquide surdosé en nicotine ou une vapeur trop dense. Paradoxalement, ces symptômes apparaissent aussi lors de sevrage de la nicotine.

La vapeur  de l’e-cigarette ne contient pas de monoxyde de carbone (CO) et n’a pas d’impact de ce fait sur l’oxygénation du cerveau.

En dehors du risque possible d’entretien d’une dépendance nicotinique, aucun autre effet neurologique n’est connu avec  l’e-cigarette.

Le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) sous e-cigarettes n’a pas été mis en évidence à ce jour. En théorie, ce risque devrait être plus faible que celui observé avec les cigarettes traditionnelles, voire nul.

À court terme, le propylène glycol donné de façon expérimentale à fortes doses peut provoquer sur le cerveau des manifestations d’ébriété voisines de celles de l’alcool, mais on n’en connaît pas les effets à long terme (il est à noter que certains e-liquides contiennent de l’alcool).

Grossesse, allaitement et cigarette électronique

Fumer pendant la grossesse et pendant l’allaitement est mauvais pour l’enfant et la future maman. Cela présente de nombreux risques.

Qu’elle soit absorbée dans la fumée de tabac ou les vapeurs d’e-liquide, la nicotine agit sur le système nerveux de la mère comme du fœtus. Les enfants pourraient souffrir de troubles du développement et du comportement.

Des tests ont démontré que les cellules embryonnaires sont plus sensibles aux e-liquides que les cellules adultes. Les analyses ont également révélé qu’aucun échantillon testé n’était exempt de substances toxiques. On ignore quelle dose d’e-liquide atteint l’embryon ou le fœtus, mais la présence de toxiques dans les liquides fait craindre que le vapotage soit toxique pour l’enfant.

Avant toute autorisation chez la femme enceinte, l’innocuité de la « vapeur »  pour le bébé à naître devrait être démontrée pour que l’e-cigarette trouve une place dans l’arrêt du tabac ou la réduction du risque durant la grossesse, mais beaucoup d’inconnues restent à explorer avant une éventuelle recommandation de ce produit chez les femmes fumeuses en échec de sevrage tabagique durant la grossesse.

En conséquence, on recommande vivement aux femmes enceintes d’arrêter le tabac, au mieux de réduire et par précaution d’éviter de vapoter. Aux femmes qui souhaitent devenir enceintes, on leur propose d’arrêter de fumer avant un début de grossesse : elles pourront ainsi utiliser les méthodes d’arrêt qui ont démontré une efficacité.

Vapotage et dépression

L’arrêt du tabac peut en effet aggraver les troubles dépressifs. Pour prévenir toute aggravation, veillez à obtenir une dose suffisante de nicotine après l’arrêt du tabac, au moyen soit de substituts nicotiniques, soit de l’e-cigarette. Surtout, informez votre médecin de votre intention d’arrêter de fumer.

Après l’arrêt du tabac, on peut observer une augmentation de la concentration dans le sang de certains médicaments utilisés en psychiatrie (clozapine, imipramine, olanzapine, clomipramine, fluvoxamine), même si la dose prise par le patient reste inchangée. Certaines substances contenues dans le tabac altèrent l’absorption de ces médicaments. Si par chance la cigarette électronique vous permet d’arrêter de fumer et que vous prenez des médicaments pour un trouble de santé mentale, il est utile d’en parler à votre médecin. Il fera éventuellement doser la concentration de médicament dans votre sang.

La nicotine contenue dans les e-liquides peut-elle soigner certaines maladies ?

Plusieurs axes de recherche s’offrent à a nicotine dans le traitement de diverses maladies (et donc à l’e-cigarette comme mode d’administration) : colite ulcéreuse, syndrome de Gilles de la Tourette, maladies d’Alzheimer et de Parkinson, dépression, hyperactivité et obésité.

La prévalence du tabagisme est extrêmement élevée chez les personnes souffrant de troubles psychiatriques : on a émis l’hypothèse que la nicotine pouvait atténuer leurs symptômes. À court terme, la nicotine améliore la cognition et l’attention, même chez les personnes en bonne santé mentale, mais à long terme, elle a des effets délétères sur la cognition.

Vapotage et tabagisme passif

On se pose la question aujourd’hui de savoir si le vapotage passif présente des risques. Les méfaits du tabagisme passif causé par la fumée de cigarettes traditionnelles sont bien connus. Ils sont liés aux cancérogènes, aux particules, aux irritants, à la nicotine et au CO.

Les gouttelettes exhalées par l’utilisateur d’e-cigarette ont quasiment disparu dans la minute. Elles restent donc peu de temps disponibles pour l’inhalation par l’entourage. Le risque, s’il existe, est lié aux gaz rejetés et formés lors de l’évaporation des gouttelettes.

L’exposition passive à l’aérosol de l’e-cigarette n’expose donc ni au monoxyde de carbone, ni aux cancérogènes, ni aux particules, mais elle est responsable  d’un passage de nicotine voisin de celui observé dans le cas d’un tabagisme passif et est associée à des phénomènes d’irritations des bronches.

Le taux de cotinine (métabolite de la nicotine) dans le sang est identique lors d’une exposition à la cigarette ou à la cigarette électronique. On ne sait pas encore quelles sont les conséquences sur la santé d’une telle exposition: des recherches sont nécessaires afin d’évaluer les effets sur la santé de cette exposition passive à la nicotine, en particulier chez les groupes à risque (enfants, femmes enceintes, personnes souffrant de maladies cardiovasculaires-vasculaires). Cependant, une étude a rapporté que des non-fumeurs qui inhalent de la nicotine (0-64mg/ml) présentent une augmentation dose-dépendante de la toux et d’obstruction des voies respiratoires.

Si les conséquences pour la santé du vapotage passif sont moins importantes que l’exposition passive à la fumée du tabac, voire à la limite de la signification clinique, on ne peut pas dire aujourd’hui que l’exposition passive à l’aérosol de l’e-cigarette ou vapotage passif n’existe pas.